Travailler dans les Activités Sociales : passerelles plurielles

Sylvie Lebail (à gauche) en discussion avec une représentante de l’association Ancav-TT, partenaire du tourisme social mandats de 1992 à 2002 ». Puis, en de la CCAS. ©J.Marando/CCAS

Sylvie Lebail (à gauche), directrice du territoire Dauphiné-Drôme-Ardèche à la CCAS, en discussion avec une représentante de l’association Ancav-TT, partenaire du tourisme social. ©J.Marando/CCAS

Laure, Gelin, Sylvie, Bruno, Cécile… tous ont fait le choix de travailler dans les Activités Sociales. Deux ans après notre rencontre avec ces agents, cette “mise à disposition” est au centre des négociations sur l’avenir des Activités Sociales.   

Cet article est issu du dossier “Travailler dans les Activités Sociales : profils de l’engagement” du Journal n°353 (avril 2014)

Prédispositions

©J.Millet/CCAS

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Gelin Coulaud est l’un des directeurs de territoire CCAS à être issu des Industries Electrique et Gazière (IEG). Formé au commerce et à la gestion, il intègre EDF-GDF en 1999 en qualité de conseiller clientèle à Besançon. C’est par le biais de la formation et de la promotion interne qu’il intègre le collège cadre au sein de la direction EDF commerce. En juin 2012, il décide d’intégrer les organismes sociaux et sera nommé directeur de territoire Bourgogne-Franche-Comté. Un parcours singulier. “Dans les entreprises, précise Gelin, l’opportunité d’un tel niveau de poste, de responsabilités, d’engagements n’arrive que très rarement à mon âge. La CCAS m’a offert la possibilité de vivre cette fabuleuse expérience à 38 ans.”

Lire aussi : Le choix de l’engagement, portrait de Gelin Coulaud

Pour Laure Dupin, la similitude avec Gelin commence avec un premier poste en 1999 dans les IEG, comme conseillère clientèle. Mais la comparaison s’arrête là… Le passage par les centres d’appel puis les plateaux clientèle lui démontre qu’elle “n’adhère plus au métier”. Suite à un bilan de compétences, Laure s’engage sur le terrain social pour lequel elle avait “des prédispositions très fortes”. En 2013, elle devient technicienne en action sanitaire et sociale pour la CMCAS Loire, “ravie du poste occupé aujourd’hui et de son parcours professionnel”.

Aller-retour ou aller simple ?

©J.Marando/CCAS

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Quitter les IEG pour la CCAS ou une CMCAS puis y retourner, est-ce aussi simple ? L’intérêt du métier pèse évidemment sur les choix. Sans oublier les singularités de chacun. Cécile Castendet est responsable principale de la maison familiale CCAS de Menton. Mais avant cela… Tout commence en 1999 lorsque Cécile découvre “par hasard” la CCAS lors d’un “job d’été comme animatrice culturelle itinérante”. On lui propose alors un emploi d’assistante de direction en Bretagne. Puis Cécile devient assistante séjours activités sur le territoire Bretagne avant de postuler sur Menton. Son lien avec les IEG existe de fait : Cécile travaille dans le cadre d’une convention tripartite qui la lie à la CCAS et à ErDF. À l’issue de laquelle Cécile a la possibilité de demander son intégration à ErDF.

Pour Bruno Beuzit, responsable des relations internes et externes sur le territoire Bretagne, chemin professionnel et parcours syndical sont étroitement liés. Après l’école des métiers de Soissons en 1984, Bruno occupe “un certain nombre de mandats de 1992 à 2002”. Puis, en octobre 2010, Bruno postule pour ce poste RRIE. “On a de la chance dans les IEG de pouvoir changer de métier tout en restant dans la même entreprise.” Et de pouvoir multi-plier les passages… En mars dernier, nouveau départ, nouvelle expérience : Bruno s’engage dans la vie politique de sa commune, une autre possibilité prise en compte dans le statut des IEG. Pour Bruno, l’implication des salariés des IEG dans leurs Activités Sociales peut prendre différentes formes, y compris le bénévolat. Mais rien de mieux que d’”aller découvrir les métiers des Activités Sociales”.

En immersion

©J.Marando/CCAS

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Sylvie Lebail, directrice du territoire Dauphiné-Drôme-Ardèche, ne dira pas le contraire. Entrée à EDF en 1987 à la relève des compteurs, elle s’engage syndicalement. Puis reprend son parcours professionnel en 2005 et suit des formations qui lui “permettent d’accéder à des postes de cadre”. En 2011, pour rejoindre la CCAS qui recherchait des encadrants, elle passe quatre mois au siège, à Montreuil. “La passerelle entre les IEG et la CCAS a été facilitée par cette période d’immersion. Cet accompagne-ment a été vraiment intéressant et m’a permis d’arriver sur le territoire sans être surprise par les situations à gérer.” Et l’expérience lui fait décrire désormais toutes les relations de fait qui existent entre IEG et CCAS : “On a des rencontres régulières avec les directions d’EDF au sujet de la restauration méridienne ou de la problématique des locaux. On a aussi des relations avec les IEG pour la gestion du personnel, dont une partie est mise à disposition des Activités Sociales.” Ce passage des IEG aux organismes, “cette passerelle”, Sylvie la voit “comme une opportunité. Celle de travailler autre-ment, de travailler avec d’autres et au service des autres”.

Les métiers passerelles

Dans le secteur de la gestion :
comptabilité, contrôle de gestion, de la maintenance du patrimoine.

Dans les métiers du juridique et du contrôle interne. Dans le domaine des ressources humaines :
gestion de contrat, formation, expertise RH, responsable RH.

Dans le secteur de la communication :
communication interne, multimédia, webmestres, réseaux sociaux.

Dans le management des équipes.

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