Vacances : vers une restauration à la carte ?

En maison familiale, sous toile ou en gîte, le menu n’est pas le même. Faut-il déconnecter l’hébergement de la restauration pour permettre aux vacanciers de manger selon leurs souhaits ?


Alors, qu’est-ce qu’on mange ce soir ? Voilà une question que certains, une fois arrivés en vacances, aimeraient ne jamais avoir à se poser. En particulier ceux (et surtout celles) qui font toute l’année bouillir la marmite. Ou qui n’aiment pas cuisiner. Ou encore qui trouvent incompatibles épluchage de légumes et repos estival. Pour ceux-là donc, la maison familiale et ses équipes de cuistots restent la formule parfaite, en demi-pension ou en pension complète.

D’autant que la qualité du service et des aliments s’est beaucoup améliorée ces dernières années. Dans les centres de plus de 200 vacanciers, des plats à emporter sont proposés. Les chefs cuisiniers peuvent aujourd’hui composer des menus régionaux et fixer les tarifs eux-mêmes. Quant aux restaurants, ils n’ont plus grand-chose à voir avec ceux d’il y a vingt ou vingt-cinq ans.

Plus de liberté

“Jusqu’au début des années 1990, tout le monde mangeait à la même heure et la même chose, se souvient Jacquy Noloni, responsable principal du centre de vacances de Marinca (Corse). Ensuite, dans les grands centres, on est passé au self linéaire. Les gens prenaient leur entrée et leur dessert sur un plateau et on leur servait les plats chauds à table. Il y avait des files d’attente interminables.” Puis, quelques années plus tard, est arrivée une autre innovation, dont les centres de Marinca, Super-Besse et Pleaux ont été les premiers utilisateurs : le scramble. En clair : des buffets disposés comme des îlots. On ne faisait plus la queue et on avait davantage de choix.

Séjour à Matemale dans les Pyrénées, hiver 2016. ©Alexandre Martin/CCAS

Pour près d’un Français sur deux, la qualité de la restauration est l’un des principaux critères quand il s’agit de choisir sa destination de vacances. Mais deux autres critères sont de plus en plus mis en avant par les bénéficiaires : le prix et la possibilité de choisir (ou de modifier) le lieu et le moment du repas. “Ils veulent plus de liberté et moins de contraintes”, résume Jacquy Noloni. Par exemple, ne pas être obligé de dîner tous les soirs à la maison familiale lorsqu’on est en demi-pension. Ou à l’inverse, manger de temps en temps à la maison familiale lorsqu’on est en gîte ou en village de structure légère (VSL).

Les pièges de la flexibilité

Depuis quelques années, les Activités Sociales s’efforcent de répondre à cette demande de flexibilité. Ainsi, dès que l’on est en réservation directe (et non plus en “tour de rôle”), il est désormais possible de choisir son type de restauration (pension complète, demi-pension ou petit déjeuner seul) quand on opte pour la maison familiale. D’autre part, si vous optez pour le gîte, vous pouvez, dans certains centres, choisir la demi-pension. Pourra-t-on un jour être affecté en maison familiale en ne payant que l’hébergement ? C’est une des pistes étudiées parmi bien d’autres. Mais à vouloir pousser toujours plus loin la liberté de choix, ne risque-t-on pas de rendre l’offre plus complexe et de créer des paradoxes et des injustices ? En multipliant les formules “à la carte”, deux familles ayant le même hébergement pourraient, par exemple, se retrouver avec deux tarifs de restauration très différents.

C’est vous qui le dites !

“En maison familiale, les plages horaires sont assez souples”
Marc Gidel, 58 ans, ancien agent d’exploitation ERDF, CMCAS Montluçon

“Nous venons toujours en pension complète ou en demi-pension pour que ma femme puisse elle aussi profiter des vacances. Quand on rentre le soir, on n’a pas le souci d’avoir à se faire à manger. En maison familiale, les plages horaires sont assez souples : ceux qui veulent manger tôt peuvent le faire et ceux qui veulent manger  plus tard aussi. L’été, on est souvent en demi-pension : ça nous permet de visiter la région, de se préparer des pique-niques et de rentrer pour dîner.”

“Les plats cuisinés, ça nous convient bien”
Muriel Louis, 70 ans,  retraitée, CMCAS Lorraine Sud Haute-Marne

“On est souvent en structure légère avec mon mari et un ou deux de nos petits-enfants. La maison familiale ne nous intéresse pas, c’est trop de contraintes pour nous, car on fait beaucoup de marche dans la journée. Les plats cuisinés, ça nous convient bien. À Marinca, on peut manger les plats cuisinés sur place, discuter avec d’autres vacanciers et on n’a pas à laver la vaisselle. Ce serait bien de pouvoir faire la même chose dans les autres centres !”

1 Commentaire
  1. CAUX 4 mois Il y a

    Nous ici à Domme pas de restauration autre que pizzas,frites et salade et que le soir.
    Pas de bar sauf le soir.
    Les temps rencontres sont limité par le manque d’,amplitude d’,ouverture.
    Je regrette le temps ou la ccas avait les choses en main campeole avait bien commencé la 1ère année depuis dégradation de certains services.
    Cordialement
    Thierry Caux

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