Des coureurs qui ont du cœur

Présentation des équipes, conférence et départ du prologue parisien du Trocadéro à Notre-Dame de Paris. ©Didier Delaine/ CCAS

Une centaine de personnes ont participé à la 33e Course du cœur, du 27 au 31 mars dernier. Ce parcours sportif reliant Paris à Bourg-Saint-Maurice (Savoie) visait, comme chaque année, à sensibiliser le public à l’importance du don d’organes. Nous étions aux côtés de l’équipe parrainée par les Activités Sociales qui s’est jointe aux autres coureurs pour le prologue de la course.

“Je n’avais jamais entendu parler de la Course du cœur auparavant. Ce sont des collègues qui m’ont proposé d’intégrer l’équipe des Activités Sociales.” Il est 19 heures sur l’esplanade du Trocadéro, à Paris. Alors que la course de relais s’apprête à débuter dans quelques minutes, Denis Portheault paraît confiant. Il faut dire que ce technicien séjours activités de la CMCAS Essonne est un sportif accompli, adepte du VTT, du tennis et évidemment de la course à pied. Comme ses collègues de bureau, il va prendre part au prologue de la Course du cœur, une étape qui mènera les athlètes des fontaines du Trocadéro au parvis de Notre-Dame, à Paris.

Malgré la diminution préoccupante du nombre d’organes disponibles pour une greffe (rein, foie, cœur, poumon…) observée en 2018 et les enjeux humains et sanitaires que représente ce “marathon” de quatre jours et quatre nuits, l’ambiance est bon enfant.

De temps à autre, un drone s’élève au-dessus de la place Joffre pour immortaliser l’instant. L’air est plutôt frais pour un début de printemps mais cela ne semble pas gêner les bénévoles qui devront rallier la cathédrale située à quelque 8 kilomètres de là.

La Course du cœur au départ de Paris, arrivée à Bourg-Saint-Maurice-Les Arcs (4 jours – 4 nuits). Au centre, Olivier Coustere (avec le blouson orange), le directeur de course. ©Bertrand de Camaret/ CCAS

L’hommage à Charlène Lagoutte, 23 ans

Sous l’une des tentes aménagées à proximité des fontaines du Trocadéro, Olivier Coustere, président de l’association Trans-Forme (lire notre interview), est le premier à prendre la parole. L’occasion pour lui de rendre hommage à Charlène Lagoutte, jeune sportive de 23 ans greffée des poumons, décédée deux semaines plus tôt peu après avoir subi sa deuxième opération.

Souffrant de mucoviscidose, elle avait choisi d’affronter la maladie à travers le sport. Un combat qui l’avait amenée à participer à plusieurs compétitions pour personnes greffées, telles que la 21e édition des Jeux mondiaux des transplantés, en 2017, où elle avait remporté de nombreuses médailles.

Olivier Coustere précise d’ailleurs que plusieurs membres de l’équipe des personnes transplantées ont été contraints d’annuler leur venue au dernier moment en raison d’une urgence médicale. Ces désistements montrent à quel point l’équilibre des personnes greffées reste fragile en dépit des avancées médicales et sociétales.

Présentation des équipes, conférence et départ du prologue parisien du Trocadéro à Notre-Dame de Paris. ©Didier Delaine/CCAS

“Donner un organe est un geste de solidarité ultime”

Nombreux sont ceux qui refusent pourtant de céder à la fatalité. C’est le cas de Victor Simon, capitaine de l’équipe des transplantés. Greffé du foie, il en est à sa onzième participation à la Course du cœur et se dit très reconnaissant envers tous ces anonymes qui permettent à des milliers de personnes de continuer à vivre : “Donner un organe est un geste de solidarité ultime.”

Parmi les parrains de l’événement, plusieurs personnalités sont venues apporter leur soutien. C’est le cas de l’ancien patineur Philippe Candeloro ou de l’ancien joueur de l’équipe de France de rugby Émile Ntamack, qui tient à rappeler que le don d’organes est “une question qui touche tout le monde.”

“Notre société a besoin de ce genre d’initiatives qui mettent en avant des valeurs telles que la solidarité et le don de soi”, renchérit Hubert Robert, président de l’antenne parisienne du Lions Clubs, une association internationale qui rassemble plus d’un million de membres à travers le monde et qui s’investit notamment dans le domaine de la santé à travers des levées de fonds.

Présentation des équipes, conférence et départ du prologue parisien du Trocadéro à Notre-Dame de Paris. ©Didier Delaine/CCAS

Équipe des Activités Sociales : une capitaine déterminée

La nuit vient de tomber. Les équipes s’élancent une à une pour un tour de chauffe autour des fontaines du Trocadéro. À l’instar de son collègue Denis Portheault, Géraldine Lecaçon, capitaine de l’équipe des Activités Sociales, participe pour la première fois à l’épreuve. Ni la distance à parcourir ni le vent ne semblent être en mesure d’entamer sa détermination.

La tour Eiffel s’illumine comme pour donner le top départ de la course. Ce privilège reviendra toutefois à Anne Courrèges, directrice de l’Agence de la biomédecine, partenaire de la course. Il est presque huit heures, les coureurs partent sous les applaudissements de dizaines de spectateurs venus encourager les bénévoles et auxquels se mêlent quelques badauds.

Un peu moins d’une heure plus tard, voilà les premiers coureurs qui arrivent devant la cathédrale, escortés par le convoi de motos de la Garde républicaine. Bien que leur endurance ait été mise à rude épreuve, les participants sont heureux à l’idée d’avoir contribué à faire avancer la cause du don d’organes.

“La température était idéale, l’organisation impeccable. Ça donne envie de recommencer l’an prochain”, conclut Denis.

Pour faire un don à l’association Trans-Forme

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