La mobilisation grandit

Manifestation du 31 mars 2016 contre la loi Travail, à Paris © Didier Delaine

Manifestation du 31 mars 2016 contre la loi Travail, à Paris © Didier Delaine/CCAS

Les opposants au projet de loi El Khomri seront de nouveau dans la rue, samedi 9 avril, à l’appel d’une intersyndicale, pour obtenir le retrait de ce texte et défendre des propositions alternatives.

Après le 9 mars, le 17 mars, le 24 mars, le 31 mars et le 5 avril, la France se prépare à une nouvelle journée de mobilisation contre le projet de loi travail. Au lendemain de la démonstration de force du jeudi 31 mars, qui a vu plus d’un million de personnes battre le pavé dans 260 villes, l’intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et FIDL) semble plus déterminée que jamais à obtenir le retrait de ce texte qui, selon elle, « va organiser une régression généralisée des droits, créer un dumping social entre les entreprises d’un même territoire et d’une même branche et aggraver les inégalités entre salarié-e-s ». Les syndicats ont également des propositions à faire valoir. Ils défendent un modèle et des « droits nouveaux en termes d’emploi, de salaires et pensions, de temps de travail, de protection sociale, de garanties collectives, de conditions de travail, de formation et de droits et libertés syndicales ».

Ce rendez-vous du 9 avril pourrait bien prendre une nouvelle dimension. Depuis le 31 mars, un phénomène imprévu est apparu à Paris : l’éclosion d’un mouvement social dénommé Nuit debout, inspiré du mouvement des Indignés espagnols de 2011 (voir le Journal des Activités Sociales de mars 2015). Chaque nuit, des centaines de personnes occupent la place de la République. Des jeunes et des moins jeunes, étudiants, salariés, chômeurs, retraités, en rupture avec la classe politique actuelle, font l’expérience de la démocratie directe en formant une assemblée générale citoyenne géante. Ce mouvement a pris racine sous l’impulsion de l’équipe du journal Fakir et de son fondateur, François Ruffin, auteur du très remarqué documentaire Merci patron (1) véritable pied de nez à l’oligarchie. En une semaine, avec l’aide des réseaux sociaux et des Indignés espagnols, des « Nuits debout » ont fleuri dans de nombreuses villes de France, mais aussi d’Espagne, de Belgique et d’Allemagne.

(1) Plus 220 000 personnes ont déjà vu ce film qui sera présenté le 16 mai au festival Visions sociales.

 

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