De Brest à Morgat : Great Bretagne!

Deuxième étape de notre périple : la Bretagne © (Capture d'écran) Yannick Blanchouin/CCAS

Troisième étape de notre périple : la Bretagne, ses fêtes maritimes et ses bénéficiaires… Crédit : Yannick Blanchouin/CCAS

Des paysages somptueux, des autochtones imprégnés des valeurs d’une terre de caractère… De Brest à Morgat, la Bretagne, en été (en hiver aussi peut-être), ça te gagne !

Le soleil se couche sur la plage de Morgat, dans la baie de Douarnenez. Assis sur la terrasse de la maison familiale, bercé par le bruit sourd de la mer, je me replonge un instant, très furtif, dans l’actualité brûlante. Et j’ai chaud… Alors qu’avec Elsa, on s’apprête à quitter la Bretagne, à l’autre extrémité de l’Hexagone, les hommages aux victimes d’un fou sont en pleine préparation… Si les braises de cet acte, absurde et ignoble à la fois, sont ranimées sans vergogne par les médias de masse, dans ma tête, la diagonale cérébrale me met dans la confusion mais étaye aussi mes certitudes. Je me rends compte ô combien la richesse humaine se nourrit de rencontres, de dialogues et d’échanges. Et ô combien la route et l’évasion évitent sans conteste les dérapages, quels qu’ils soient.

Car en voyageant de Brest à Morgat, en passant par Vannes, en compagnie de Milky (à qui je parle, en fonction de ses humeurs), de ses yeux ronds emplis de tendresse, de notre “Fellini”, notre cinéaste particulier, impavide et rompu à toutes les situations, sorte de funambule de la caméra, avec Elsa aussi… on en a vu, du pays ! Et, malgré le poids de la canicule, exceptionnelle selon les Bretons, pendant trois jours, le moral n’a jamais été en berne. Bien au contraire ! Des fêtes maritimes de Brest, à celle de la CMCAS Finistère Morbihan à l’occasion des 70 ans de la nationalisation, avec Morgat comme lieu de villégiature, en terminant par Rochefort-en-terre, les individualités rencontrées, toutes singulières, nous ont marquées par leur sens du collectif. Des personnages ouverts aux autres, accueillants et affables. Des rencontres au parfum d’engagement, de passion et de solidarité.

Ambiance détendue et priorité aux produits locaux : notre rencontre avec Patrick, troisième de cuisine à la maison familiale de Morgat

Une bouffée d’air salutaire contrastant avec les odeurs évanescentes, certes, mais puantes de Milky, selon qu’il est trop plein, ou pas… Sacré gaillard celui-là ! Bref : que du brut pour cette escapade bretonne ! Que d’échanges verbaux, visuels, et de complicité… Et ça tombe bien ! Car de mon côté, j’ai toujours privilégié le tête-à-tête au face à face. Et mes mains, je les utilise entre autres pour prolonger et exprimer ma pensée (ce qui fait bien rire Elsa parfois). Et basta !

Ceci-dit, la parole est bien utile parfois. Je l’ai appris à mes dépens, lors d’une scène d’anthologie, sur une aire de repos de la nationale nous menant vers Vannes. Un sketch ! Saoulé par les éructations de Milky et ses odeurs de sans-plomb, me voilà incapable de cerner le mécanisme de la machine à café, complexe et très longue pour délivrer son jus. Sous les conseils de la vendeuse, incompréhensibles, j’ouvre alors la bouche. Et là, l’accent fait le reste ! Médusée, apparemment, devant cette tonalité étrangère, la voilà qui interpelle le public présent dans la boutique : “Quelqu’un parle anglais pour traduire au Monsieur ?” Moi, British ! Moi, le Marseillais de pure souche ! Je m’évertue à expliquer que je ne suis pas un “roastbeef”, malgré mon bras rose (que j’aère pendant les trajets), et ma tête bicolore. Elsa pleure de rire – éclat d’euphorie qui, d’ailleurs, provoque l’hilarité générale dans le magasin. Alors tête baissée, mes cafés tirés, je salue l’assemblée et m’extirpe vers la sortie… Le soleil brûle et la boisson me coupe les lèvres. Et pourtant, j’ai le sourire.

Alors, un conseil : fuyez les écrans, évadez-vous vers d’autres horizons, bien réels. Par ces temps de violence imbécile, aveugle, de réactions abjectes, le rire engendre l’oubli… Même s’il n’efface pas la réalité. Allez ! Il est temps de prendre la direction de la Loire Atlantique, pour notre prochaine étape dans le centre de Saint-Brévin. Avec au programme, non sans ironie : une semaine placée sous le signe de la zen attitude !

Des fêtes maritimes de Brest au calme de la maison familiale de Morgat : notre périple en vidéo 

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