Festival : les petits bénéficiaires d’Île-de-France au pays des merveilles

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Le festival annuel Les jeunes et les enfants d’abord !, totalement gratuit pour les bénéficiaires des CMCAS d’Ile-de-France, propose une programmation ludique et culturelle originale.

Conte, théâtre, danse, cirque, sans oublier les jeux et les goûters… La 6e édition du festival Les jeunes et les enfants d’abord !, ouverte à toutes les familles bénéficiaires des CMCAS d’Île-de-France, était, ce samedi 12 octobre, à la hauteur de sa réputation, riche et intense.

“Ici, c’est génial !, s’écrie Aurélien, 8 ans. Y a plein de jeux et des enfants pour s’amuser. Ce n’est pas comme les rendez-vous des adultes où l’on n’a rien le droit de faire, où on s’ennuie. Ici, c’est la liberté.” Voilà résumée, par un enfant, toute la philosophie du rendez-vous artistique et festif Les jeunes et les enfants d’abord ! Cette 6e édition, organisée par cinq CMCAS d’Île-de-France *, se déroulait samedi 12 octobre à La Ville-du-Bois, dans l’Essonne.

Pratiquer des tas d’activités, assister aux spectacles et se faire des amis, voilà comment Aurélien conçoit cette fête. Lui est déjà venu plusieurs fois et revient toujours avec plaisir. Mais pour Evan, 8 ans, son tout nouveau copain, c’est une première. Les deux gamins se sont rencontrés le matin même au trampoline et ne se quittent plus, bien décidés à faire de ce samedi une journée inoubliable. “On aimerait bien vivre ça tous les jours”, lâche Aurélien avant de s’élancer vers de nouvelles aventures avec Evan.

Délices numériques

Avec son imprimante et ses stylos 3D, l’atelier Minilab permet de créer ou de reproduire soi-même et très facilement des sculptures en volume. ©Julien Millet/CCAS

Au Minilab, le laboratoire de fabrication numérique, c’est l’effervescence. L’atelier ne désemplit pas ! Les animateurs ne savent plus où donner de la tête. La technologie numérique fascine petits… et plus grands. Il s’agit de fabriquer des petits objets en maïs biodégradable grâce à une imprimante 3D.

Younès, 10 ans, attend le résultat de l’impression de son buste miniaturisé en 3D. “J’ai scanné mon buste. C’est une sorte d’appareil photo qui prend les contours. J’ai choisi une couleur et j’envoie l’image à l’imprimante”, explique-t-il. Puis, comme par magie, l’objet d’une dizaine de centimètres se façonne peu à peu. Là, il faudra attendre une heure environ pour le voir apparaître.

Mathis, 11 ans, tente de confectionner un cube à l’aide d’un stylo 3D. Pas évident d’aligner des rangs, mais le petit gars persévère. “J’aime bien fabriquer des choses, confie-t-il. Tout à l’heure, j’ai déjà créé un porte-clés 3D avec l’ordinateur.”

Mathis est venu avec ses trois cousins âgés de 3, 6 et 10 ans et son oncle Jérôme Rosset, agent RTE à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). “Je les emmène au festival à chaque fois. Le programme est conçu pour eux. On assiste à des spectacles que l’on n’a pas l’habitude de voir. Les enfants peuvent faire plein d’activités, et en découvrir de nouvelles, précise-t-il. L’atelier Minilab réunit la création et la technologie. Les enfants fabriquent quelque chose et repartent avec un objet. C’est sympa.” Complètement absorbés par leur ouvrage, les garçons en oublieraient presque l’heure du déjeuner.

Le Radio club national des électriciens et gaziers (RCNEG), animé par des agents fondus de la transmission hertzienne et pédagogique, attire les petits curieux. ©Julien Millet/CCAS

Dans un autre style, le Radio club national des électriciens et gaziers (RCNEG) attire pas mal de monde également. Ce n’est pas pour déplaire à Jean-François et à ses collègues, retraités et bénévoles du club national. Là, on élabore des petits montages, on manipule des émetteurs, on soude des circuits…

Samuel, à peine 10 ans, est littéralement fasciné. “Dès qu’on est arrivés, Samuel a vu le stand et s’y est précipité, raconte Myriam, sa maman, qui patiente gentiment en discutant avec des collègues. “Il est vraiment doué, lui confirme Jean-François, le radioamateur. Il faudrait lui acheter un fer à souder !”

“Une récréation de l’âme”

L’atelier d’expression corporelle bourdonne de mille pas. L’association Jet Lag Collective convie enfants et parents à entrer dans la danse. Nul besoin de savoir guincher, l’objectif vise à appréhender le mouvement à deux, à prendre en compte son partenaire pour partager un moment sensoriel unique. Des duos se dégage une vraie complicité entre les petits et leurs parents ; des mamans le plus souvent.

L’atelier d’expression corporelle de l’association Jet Lag Collective convie enfants et parents à entrer dans la danse pour appréhender le mouvement à deux.

À ce jeu-là, Emmanuelle Michel et sa fille de 10 ans, Rose, sont en parfaite osmose. Toutes deux adorent la danse. Pour Emmanuelle, le festival Les jeunes et les enfants d’abord ! est comme “une récréation de l’âme”. Elle y revient à chaque fois, tant elle en apprécie “la diversité et l’esprit d’innovation des spectacles”, le “côté participatif” aussi. “Toutes les formes d’art y sont présentées. On met le pied dans le spectacle et on sort de son quotidien, c’est la magie !”, s’émerveille-t-elle.

La yourte dans laquelle la compagnie Les Frères Kazamaroffs fait son show est pleine à craquer. Il est question d’un jongleur qui “bondit sur le fil de ses rêves”, d’une acrobate qui “danse sur son mât à en perdre la raison” et d’un magicien qui “se joue de l’illusion”.

Aux premiers rangs, les enfants en restent baba de félicité. Entre les prouesses des jongleurs, les performances de l’acrobate et les tours du prestidigitateur, la féérie est à son comble. À se jouer de la fantaisie et du merveilleux, peut-on encore en croire ses yeux ?

* Les CMCAS organisatrices : Essonne, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Val d’Oise et Yvelines.


Remise du prix Chronos Vacances

Béatrice Delavenne, représentante de l’Uniopss en charge du Prix Chronos (3e gauche) entourée des organisateur·rices du festival, présidents et présidentes des CMCAS Val d’Oise, Seine-Saint-Denis, Yvelines, Val-de-Marne et Essonne (de g. à dr.), et de Jean-Luc Gavelle (à g.), animateur de la Commission territoriale séjours, vacances, sport et culture d’Île-de-France. ©Julien Millet/CCAS

“Une grand-mère formidable”, de Caroline Roque et Estelle Meens, remporte le prix Chronos vacances CCAS 2019. Près de 2 000 enfants, bénéficiaires des Activités Sociales, âgés de 6 à 11 ans, ont voté à bulletin secret l’été dernier dans leur colo ou centre de vacances CCAS pour désigner leur album préféré parmi une sélection de quatre livres.


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Caroline Roque, absente ce jour-là, a adressé aux jeunes lecteurs de la CCAS un message de remerciements, par l’intermédiaire de Béatrice de Lavenne de l’Union nationale interfédérale des œuvres et des organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux (Uniopss) : “Mon album est dédié à toutes les grands-mères. On garde toujours une trace de sa grand-mère dans son cœur. Alors profitez bien du temps passé avec vos grands-mères.”

“Une grand-mère formidable”
de Caroline Roque et Estelle Meens
Mijade, 2019

Que faire quand sa grand-mère n’est pas telle qu’on se l’imaginait, qu’elle ne ressemble pas aux autres ? Pour Basile, c’est évident, Adèle n’est pas une vraie grand-mère puisqu’elle n’est pas conforme à l’idée qu’il s’en était faite. Pourtant, Adèle s’occupe formidablement bien de Basile et partage avec lui des tas d’activités sportives. Qu’est-ce qui cloche alors ? Un livre dynamique plein de fougue sur la différence et la représentation de la normalité.


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