Journée d’action du 15 septembre

Manifestation du 31 mars 2016 à Paris contre le projet de la ministre la ministre Myriam El Khomri. A l'origine de l'appel, CGT, FO, FSU, Solidaires, l'Unef et côté lycéens le SGL, l'UNL et la FIDL demandent le retrait du texte. Le cortège est partit de la place d'Italie pour rejoindre la place de la Nation. ©Didier Delaine/CCAS

Manifestation du 31 mars 2016 à Paris contre le projet de la ministre la ministre Myriam El Khomri. A l’origine de l’appel, CGT, FO, FSU, Solidaires, l’Unef et côté lycéens le SGL, l’UNL et la FIDL demandent le retrait du texte. Le cortège est partit de la place d’Italie pour rejoindre la place de la Nation. ©Didier Delaine/CCAS

Quelques jours avant la publication des premiers décrets d’application de la loi travail, les confédérations syndicales de salariés CGT, FO, Solidaires, la fédération des enseignants FSU, les syndicats étudiants et lycéens Unef, Fidl et Unel, rallument, ce jeudi, les feux de la mobilisation.

Les fédérations syndicales de salariés, mais aussi étudiantes et lycéennes, qui ont animé la mobilisation contre la loi travail dite “El Khomri” avaient promis au mois de juin qu’elles n’en resteraient pas là. Elles avaient donné rendez-vous le 15 septembre pour une grande journée d’action.

Lire leur déclaration commune du 31 août 2016

Dans les Industries Electrique et Gazière, l’ensemble des dossiers aussi lourds que menaçants qui s’amoncellent au fil des mois sera à l’ordre du jour : situation du thermique à flamme, avenir d’Areva, projet Hinkley point, ouverture du capital de Rte, avenir des concessions hydroélectriques, emplois et salaires, ou encore pérennisation des ressources des Activités Sociales de l’énergie.

Après cinq mois de mobilisation contre le texte modifiant les dispositions du Code du travail, le gouvernement a pour la troisième fois utilisé l’article 49.3 de la constitution pour faire “adopter” le projet de loi El Khomri, le 20 juillet dernier. Ces modifications impactent l’ensemble des aspects de la vie quotidienne des salariés et les conditions d’exécution de leur contrat de travail. Au cabinet du ministère du Travail, on avait affirmé que tout serait mis en œuvre afin que les 127 décrets d’application de la loi soient pris au plus vite… afin que la loi soit applicable avant les élections présidentielles.

Le mois prochain seront publiés, notamment, les décrets sur le “référendum d’entreprise” (à l’initiative de syndicats représentant de 30% à 50% des salariés) ou sur les accords “offensifs” qui permettront aux entreprises d’ajuster leur organisation pour “préserver ou développer l’emploi”. D’autres porteront sur le temps du travail : dérogation à la durée quotidienne maximale de dix heures “en cas d’urgence”, autorisation du dépassement de la durée maximale hebdomadaire, etc. En septembre, sont attendus des décrets sur la garantie jeunes et l’apprentissage. Pour chacun de ces décrets, les organisations syndicales annoncent qu’elles engageront une âpre bataille juridique. La réforme des licenciements économiques, avec des critères précisés selon la taille de l’entreprise, doit entrer en vigueur en décembre et ne nécessitera, quant à elle, pas de décret.

Rappelons que le texte de la loi Travail porte en lui l’inversion de la “hiérarchie des normes”, selon laquelle la loi est en droit supérieur à toute autre disposition réglementaire régissant la vie des entreprises. Cette inversion a suscité non seulement une vive opposition syndicale, mais également une stigmatisation des politiques notamment à gauche.

“Désormais, des accords négociés au niveau de l’entreprise pourront être moins favorables par rapport aux dispositions négociées au niveau de la branche d’activité”. (source : Le Monde du 10 mai 2016)

Si certains syndicats, comme la CFDT, pensent y déceler une occasion de “redynamiser” l’action syndicale, d’autres, les plus nombreux, dénoncent un abandon des salariés à de fortes remises en cause de leurs garanties sociales, désormais soumises à “un véritable chantage à l’emploi”.

Le collectif “Non à la loi travail”, dont la pétition lancée en février dernier avait totalisé plus d’un million de signature, dont 365 000 signatures en cinq jours seulement, appelle au “piratage” de la campagne des présidentielles, via le collectif AG citoyenne, qui rassemble des personnalités et des anonymes :

“Pirater 2017, c’est bousculer la vieille politique et mettre l’agenda citoyen au programme. Hacker 2017, c’est mettre à l’ordre du jour de la présidentielle des thèmes et des propositions qui nous concernent plutôt que les débats sur le coût du travail, le voile à l’université ou la déchéance de nationalité. Faire dérailler 2017, c’est  multiplier les actions citoyennes pour bousculer le monde politique et y reprendre toute notre place. Subvertir 2017, c’est faire en sorte que la présidentielle ne se déroule pas comme prévu”.

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