Le 24, défense du pouvoir d’achat et des Activités Sociales

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Baisse du pouvoir d’achat, hydraulique en danger et financiarisation du secteur de l’énergie ont alimenté les très nombreuses assemblées qui ont réuni des milliers d’agents à travers tout le pays, lors de la journée d’action syndicale, dressant le triste bilan d’un secteur industriel en souffrance.

Cette journée d’action syndicale aura été particulièrement suivie dans les sites de production où, selon la Fédération nationale des mines et de l’énergie CGT, on a compté jusqu’à 75 % de grévistes. Sur plus d’une cinquantaine de site du secteur hydraulique, auxquels s’ajoutent dix-huit sites du nucléaire et du thermique, ces arrêts de travail ont entrainé une baisse de charge du réseau de 12 000 mégawatts.

Partout en France, dans de très nombreuses unités, les salariés se sont réunis en assemblées pour discuter des lourdes menaces qui pèsent sur le service public de l’énergie, via les restructurations à venir des différentes entités des deux groupes. Ces menaces trouvent également leur traduction dans la stagnation, voire la baisse du pouvoir d’achat des salariés, et la remise cause du tarif agent via l’augmentation de l’imposition des avantages en nature. Enfin, la baisse de 14% du 1 % dédié aux Activités Sociales est une nouvelle atteinte aux ressources des salariés et de leurs familles.

La presse et les médias régionaux se sont fait l’écho de cette journée d’action. Ainsi au Havre, le quotidien Paris-Normandie.fr note : “Des salariés des Industries électriques et gazières dénoncent les conséquences de la baisse drastique du financement de leur Comité d’entreprise. Un coup mal encaissé, alors que l’on célèbre en cette année 2015 les soixante-dix ans de la création des comités d’entreprise”. Et de préciser : “la perte de financement de 68 M€ en trois ans. Soit 14 % (passant de 499 M€ à 431 M€)”.

De son côté, Ouest-France.fr rappelle que cette journée du 24 fait suite à celle du 4 novembre dernier et précise : “les salariés craignent des pertes d’emplois conséquentes, consécutives à la restructuration du secteur, touché à la fois par la loi sur la transition énergétique et l’ouverture des concessions hydroélectriques à la concurrence. La Commission européenne a adressé une mise en demeure à la France pour ne pas avoir favorisé la concurrence dans l’attribution de ses quelque 400 concessions hydroélectriques. Propriétés à 100% de l’État, les barrages sont actuellement concédés en France en très grande majorité à EDF (qui détient environ 85 % de la puissance installée) et à Engie (ex-GDF Suez), via ses filiales Compagnie nationale du Rhône (CNR) et Société hydroélectrique du Midi (Shem)”.

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Cliquez sur l’image pour voir la mobilisation en photos

En Auvergne, France 3 Région explique les raisons du rassemblement à Clermont-Ferrand : “Près de 500 manifestants ont forcé la porte du centre de contrôle du poste de distribution électrique de Clermont-Ferrand pour dénoncer la privatisation du secteur de l’énergie, craignant que les dernières mesures envisagées par le gouvernement n’entraînent la suppression de près de 2000 emplois”.

À Paris, prés de deux cents exploitants électricité et gaz se sont réunis au centre de Grenelle pour dresser un bilan peu reluisant de leurs conditions de travail et de leur rémunération. Une situation profondément liée aux baisses d’effectifs dans la capitale, au recours à la sous-traitance, comme à l’érosion de leur pouvoir d’achat et aux réorganisations du secteur.
Quant aux Activités Sociales, les baisses annoncées entraîneraient un budget activités 2016 proche du zéro.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, plusieurs centaines de personnes se sont réunies sur les sites de production à Nice et Grasse – où les véhicules bleus ont bloqué le site EDF – mais aussi à Toulon, Avignon et Gap. À Gardanne, toute production a cessé à la centrale. À Marseille, dès 8 heures, des opérations de tractage ont été menées sur l’ensemble des sites de la ville, avec un “accueil plutôt favorable” selon les organisateurs. Un premier rassemblement a eu lieu sur le site ERDF-GrDF du Patio, où plusieurs dizaines de personnes venues des sites des Calanques, d’Arenc, de Cantini etc… ont convergé avant de passer dans les bureaux et d’interpeller les Directions. Enfin, tous se sont retrouvés pour un “Pique-nique de lutte” sur le site de Cantini dans le 8e arrondissement de la cité phocéenne.

Après l’annonce attendue des propositions salariales des Directions de la branche énergie, nul doute que cette journée d’action marquera le début d’une série d’initiatives syndicales pour le pouvoir d’achat.

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