Le 9 janvier, c’est la mobilisation générale

Union syndicale lors de la mobilisation massive du 5 décembre 2019, ici à Paris, contre la réforme des retraites. ©Agnes Dherbeys/CCAS

À l’échéance d’un mois entier de grèves, de manifestations et d’actions citoyennes, le mouvement social contre le “dé-tricotage” du système de retraite français entre dans une phase décisive.

Le jeudi 9 janvier, les confédérations syndicales (CGT, CFE-CGC, FO, Solidaires, Unef et Unel) appellent de nouveau les salarié·es à exprimer leur refus de contre-réforme des retraites en France, au cœur d’une semaine cruciale de confrontation avec le projet gouvernemental, rejeté par une majorité de la population.

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Le gouvernement avait annoncé que de nouvelles rencontres avec les syndicats se tiendraient à partir du 7 janvier. Mais son calendrier législatif reste inchangé : la présentation du texte de loi au Conseil des ministres est toujours prévue le 24 janvier prochain, et a même déjà été envoyé au Conseil d’État, qui doit émettre un avis.

Les confédérations appellent les salarié·es, retraité·es, étudiant·es et lycéen·nes à l’action dans toutes les entreprises, services et lieux d’études, à prolonger le 11 janvier par de grandes manifestations unitaires.

Et dans les IEG ?

Dans les Industries électriques et gazières, où malgré la mobilisation des salarié·es pour le rétablissement des réseaux d’électricité durement touchés par les tempêtes depuis le 14 janvier et durant le mois de décembre, les agent·e ont multiplié les initiatives : coupures ciblées, basculement en tarif “heures creuses” de milliers d’usagers, rétablissement d’abonné·es indûment privés d’énergie électrique pendant la trêve hivernale, etc.

Les prises de position pour le retrait du projet et pour l’ouverture de véritables négociations ont également émaillés cette période de fêtes.

On notera l’étude publiée par les salarié·es en grève de l’Institut national de la statistique (Insee), un document “pirate” intitulé “Analyse retraite” qui dénonce la règle d’or d’un financement des retraites contenu dans les limites des 14 % du PIB (produit intérieur brut) :

“Adapter le gâteau des retraites à la démographie, on le fait depuis les années 60, rappellent les agents de l’INSEE… L’empêcher entraînera mécaniquement un décrochage du niveau des pensions”.


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