Philippe Villaume, agent Enedis : les échecs pour catalyseur

Philippe Villaume, 47 ans, président du club échec de Sète et joueur à CapÉchecs 2018.

Philippe Villaume, 47 ans, président du club d’échecs de Sète et joueur à CapÉchecs 2018. ©Joseph Marando/CCAS

C’est la première fois qu’il participait à CapÉchecs en tant que bénéficiaire. En CDD depuis août dernier chez Enedis, à deux pas du Cap d’Agde, Philippe Villaume, président du club d’échecs de Sète, avance dans la vie comme sur un échiquier : avec engouement et pragmatisme, et sans crainte de l’échec.  

Passionné par les différents jeux de stratégie, Philippe a sans doute puisé dans leurs “règles” et leurs variantes pour tracer sa voie professionnelle et personnelle. Pour cet ancien adepte du jeu de dames, “jeu très combinatoire et méconnu”, la prise de décision inhérente aux échecs, bien que soigneusement étudiée, efface ainsi tout regret ou une quelconque nostalgie, pour laisser place au concret et à l’enthousiasme.

Aussi, lorsqu’il débarque à Sète, en 1992, en provenance de Toulouse, si les clubs de dames font défaut dans la ville de Brassens, aucune supplique de sa part ! Ni de résignation. Ce sera une pause assez longue pour ce curieux de nature, qui, en 2011, se décide à pousser les portes du Théâtre de la Mer, pour le tournoi de la Saint-Louis, sans jamais avoir joué au jeu des rois. Et là, c’est le déclic. Séduit par les caractéristiques de ce jeu, il prolonge l’attrait vers le club d’échecs de Sète, dont il prend les rênes deux ans plus tard.

Se remettre en question, toujours

De livres en tournois et en cours qu’il dispense pour les adultes, Philippe poursuit son ascension, à son rythme et selon sa propre philosophie. “Le jeu d’échecs impose d’être sans cesse à la recherche d’une solution ou d’un problème. C’est aussi très formateur car il faut savoir accepter la défaite et l’analyser. Beaucoup trop de personnes restent sur leurs acquis au jeu. C’est un tort, il faut toujours se remettre en question, pour avancer et progresser.” Aussi, côté boulot, en fin analyste, il a justement posé un regard sur sa condition, il y a presque deux ans.

Philippe Villaume s'est inscrit pour la première fois au tournoi de l’avenir avec la CMCAS Languedoc.

Philippe Villaume s’est inscrit pour la première fois au tournoi de l’avenir avec la CMCAS Languedoc. ©Joseph Marando/CCAS

Après des années passées dans la maçonnerie industrielle, sans esprit cavalier mais avec un sens critique de la situation, il songe à une reconversion. “Physiquement, dans ce métier, je commençais à peiner. Alors, j’ai décidé de suivre une formation en électricité et j’ai obtenu un CAP.” Six mois d’intérim plus tard, l’ancien manuel intègre Enedis à Frontignan, au service raccordement, en accord avec ses principes et sa conception du noble jeu. “À force de chercher des objectifs sur l’échiquier, on peut aussi les transposer dans la vie. Une partie d’échecs, c’est un renouvellement permanent.”

Aujourd’hui, Philippe semble épanoui, à la fois happé par sa passion, qui lui prend “beaucoup de temps”, et captivé par ses responsabilités professionnelles. “Le poste que j’occupe me permet d’avoir un contact très intéressant avec les clients. C’est aussi un travail de recherche qui me plaît. Et puis, il y a la proximité du lieu qui me change des déplacements en intérim.” À 47 ans, loin d’avoir perdu son esprit d’aventurier, sa quête de renouveau, la stabilité professionnelle ne serait sans doute pas pour lui déplaire.


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