Mo-bi-li-sés !

La mobilisation a apporté plus de 100.000 signatures à la pétition ©S.LeClezio/CCAS

Du côté web citoyen, les “négos” ont donné lieu à une mobilisation inédite : pétition en ligne, newsletter et page Facebook de la CCAS ont su trouver de l’écho parmi vous. 

Les négociations autour du financement et des moyens alloués aux Activités Sociales de l’énergie ont été l’occasion pour les électriciens et les gaziers de manifester l’intérêt qu’ils portent à un des éléments essentiels de leur contrat de travail.

Petit retour sur votre mobilisation en soutien à vos Activités Sociales. La pétition mise en ligne le 6 juillet dernier, au tout début de la période estivale, recueille dès le premier mois 5 594 signatures. En août, une newsletter, la première d’une série de sept, adressée aux 190 000 abonnés, fait le point sur les discussions. Comme en réponse, vous faites bondir le nombre de signataires à 28 937 ! Dès lors, et jusqu’au mois de janvier, le nombre mensuel des signataires va osciller entre 6 000 et 8 000 pour atteindre, au terme d’actions de terrain et d’explications qui prennent racine, 14 000 signataires pour le seul mois de janvier. Trois journées d’action ont réuni les salariés des IEG sur les unités un peu partout en France : le 18 octobre, le 6 décembre et le 19 janvier… Elles ont été des points forts de votre expression et une occasion d’expliquer les enjeux.

Tous supports confondus, papier et numérique, la pétition pour l’avenir des Activités Sociales dépasse les 105 000 signatures. Au regard des 650 000 bénéficiaires (enfants compris), la pétition rassemble un peu plus de 15 % de la population concernée, ce qui est déjà très important. Rapporté aux effectifs de la branche des IEG, on passe le cap considérable des 70 %… La réalité est sans doute à mi-chemin. Mais le score atteint ne peut pas être interprété autrement que comme un attachement fort et un vif intérêt pour le sort de vos Activités Sociales, tout comme il témoigne de votre capacité de mobilisation solidaire dans une période compliquée de l’histoire du service public de l’énergie.

Le 21 janvier dernier, date à laquelle les employeurs présentaient leurs projets de décisions, vos élus leur remettaient à Paris, comme promis, vos pétitions. Depuis le mois de septembre, date du début de ces discussions, ils ont été un des sujets de débat au cœur des entreprises. Pas les seuls, vous le savez.

Signature de la pétition chez Regaz, à Bordeaux en octobre 2016 ©S.LeClezio/CCAS

Les choix contestés du projet de Hinkley Point, l’ouverture des concessions des barrages hydrauliques, l’avenir de la filière nucléaire ou les coupes claires dans l’emploi, la fermeture des boutiques de proximité, enfin l’annonce du gel du salaire national de base pour 2017, ont fini d’assombrir le tableau des menaces qui pèsent sur l’avenir du service public de l’énergie en France. Ainsi, l’impact social des orientations européennes et gouvernementales menace à présent à la fois l’emploi, les salaires et les Activités Sociales de l’énergie. Les électriciens et gaziers ne s’arc-boutent pas sur leurs “privilèges”. Ils défendent, à leur place, un secteur important du modèle social et solidaire de notre pays auquel certains, à la faveur des échéances électorales, souhaiteraient pouvoir mettre un terme.

Pourquoi ils signent ?

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C’est l’engagement minimum. Mais ça aura du poids si tout le monde la signe : 100 000 c’est bien, mais un tiers des bénéficiaires, ce n’est pas assez ! Les gens sur le terrain font ce qu’ils peuvent, mais il y a un manque de connaissance des Activités Sociales par les agents, facilité par les employeurs. Pourquoi ? C’est un moyen de fédérer les agents. Quand on discute entre nous, on se rend compte que les copains d’autres entreprises de la branche se trouvent dans la même galère !
Randy Fragai, 28 ans, RTE, CMCAS Pays de Savoie

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Il est de notre devoir de nous battre. Sans les Activités Sociales, on perdrait toutes les valeurs de l’entreprise… On perdrait le social ! Je suis président de la commission des jeunes agents de l’Aisne et détaché depuis peu à 100 % : on organise les festivités et la solidarité pour les familles, les aînés… La remise en cause des « moyens bénévoles » compliquera la poursuite de ces activités. Pas si on se bouge ! Avec les manifestations et les pétitions, j’espère que les employeurs et le gouvernement reviendront sur leurs décisions.
Julien Andrian, 30 ans, Enedis, CMCAS Picardie

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Cliquez sur l’image pour signer la pétition

2 Commentaires
  1. Dubrulle 2 ans Il y a

    Bonjour, je suis retraité depuis peu et je suis en accord avec Mengual Jean..
    Nos activités sociales , c’est comme la flamme des jeux Olympiques. La passation de notre amour notre compétence en vers les jeunes et d’une amitié qui nous lie avec tous les agents EDF et GDF ..
    Cordialement …… Eric .

  2. Mengual Jean 2 ans Il y a

    Bonjour, en tant que retraité EDF, je veux que les jeunes se reaproprient le message de Marcel Paul continuer à promulguer, à défendre et à accompagner nos activités sociales. C’est pour leur avenir et le maintien de nos valeurs sociales et de solidarité. Pour les retraités il faut continuer à les épauler pour que nos bâtisseurs continuent à consolider notre forteresse.
    Cordialement

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