“Réinventer notre différence”

Vacances au centre CCAS de Pleaux, été 2015 ©Sébastien Le Clézio/CCAS

Jeune président de la commission Vacances Adultes et Familles de la CCAS, Sébastien Germain croit plus que jamais aux valeurs et à l’utilité du tourisme social et solidaire.


Le tourisme social, est-ce encore une idée neuve ?

Oui. Il porte des valeurs fortes et se situe aux antipodes de l’individualisme, du chacun pour soi qui a pris tellement d’ampleur dans notre société. Alors que le taux de départ en vacances baisse depuis une quinzaine d’années et que 40 % des Français ne partent pas faute de ressources financières suffisantes, il a plus que jamais un rôle à jouer.

Face au développement du tourisme low-cost, comment le tourisme social peut-il lutter ?

Le contenu, c’est notre plus-value. En proposant des séjours à des tarifs accessibles pour tous, le tourisme social favorise le départ en vacances. Ce moment privilégié est aussi l’occasion d’élargir ses horizons, de s’enrichir humainement. L’accès à la culture est une de nos forces. Je rappelle un chiffre qu’on a tendance à oublier : avec plus de 1 100 spectacles vivants organisés chaque année, la CCAS est l’un des premiers diffuseurs de spectacles en France. Mais pour résister, les acteurs du tourisme social doivent s’unir et travailler ensemble.

C’est l’objectif de l’association Parcours ?

Tout à fait. Fondée par la CCAS, l’ANCAV-TT, Léo-Lagrange et la Ligue de l’enseignement, l’association Parcours fédère aujourd’hui 13 organismes du tourisme social qui partagent les mêmes valeurs. En nous regroupant, on met en commun les compétences de chacun. Nous avons réussi à créer un réseau de vacances qui, via la plateforme de réservation Vacances Loisirs Activ’, commercialise plus de 160 destinations accessibles à l’ensemble des salariés à des tarifs très compétitifs. En déléguant l’exploitation de certains de nos centres, nous pouvons toucher un public beaucoup plus vaste. Nous avons besoin de nous adapter en permanence, car les salariés des IEG changent, leurs attentes évoluent.

Justement, comment la CCAS s’adapte-t-elle ?

En partant des besoins des bénéficiaires, en les cernant du mieux possible par des études. Nous devons réinventer en permanence notre différence. Nous réfléchissons
par exemple à des week-ends dans des capitales européennes, des packages hébergement/pass culture pour des festivals. Dans un tout autre domaine, nous essayons de voir comment mettre en place un système de partage d’appartements ou de logements propre aux IEG, à l’image de ce que proposent aujourd’hui des sites comme Trocmaison ou GuestToGuest. En parallèle, nous développons le panier d’options (ménage, garde d’enfant ou d’animaux). Nous n’avons aucun tabou. Nous étudions toutes les pistes à partir du moment où elles ne sortent pas du cadre de nos valeurs. Enfin, nous poursuivons notre démarche en faveur d’un tourisme durable : développement des filières courtes, promotion des artisans locaux, etc.

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