Luz-Saint-Sauveur #3 : voyage céleste en raquettes

Piste de ski à Luz Saint Sauveur (Midi Pyrénées) © DR

Piste de ski à Luz-Saint-Sauveur (Hautes-Pyrénées). © DR

Chaussez vos raquettes et partez à la découverte d’un monde étincelant, silencieux et grandiose… Nous vous guidons dans la poudreuse pour cette dernière étape de notre trilogie autour de Luz-Saint-Sauveur.

Le groupe fait une pause au sommet © Noémie coppin

Le groupe fait une pause au sommet. © Noémie Coppin/CCAS

Sur le bas-côté enneigé d’une petite route de montagne, un petit groupe s’affaire. Lionel, le guide, prodigue de précieux conseils aux vacanciers du centre de Luz-Saint-Sauveur. « D’abord, il faut bien serrer les sangles des raquettes. Et puis souvenez-vous, les petits pas, c’est la règle pour ne pas se fatiguer. Chacun doit aller à son rythme ! » lance-t-il joyeusement.

La cohorte s’avance dans la poudreuse immaculée. Les raquettes crissent délicieusement, l’air est frais, le soleil brille. Tout en cheminant, on apprend la recette du « champagne du bouleau », les techniques de taille des sabots artisanaux, ou l’histoire tragique de Cannelle, la dernière ourse pyrénéenne.

Au bout de quelques minutes seulement, le panorama est incroyable. La vallée s’étend en contrebas, bordée de sommets enneigés, avec Lourdes sous les nuages au Nord, et la frontière espagnole au Sud. « Quand le vent vient du sud, on sent la paëlla », plaisante Lionel.

Les épisodes précédents :
#2 Laissez-nous vous compter … Luz-Saint-Sauveur
#1 Luz-Saint-Sauveur, un écrin au coeur des Pyrénées

L’un des membres du groupe s’étonne de ne voir aucune trace d’animaux dans la neige. Lionel perce vite le mystère : « La neige est tombée hier, ce qui rend la progression trop fatigante pour les petits animaux. Ils attendent qu’elle soit plus solide ou que des bipèdes y aient marché. Si le mauvais temps persiste, ils peuvent même se laisser recouvrir sous le manteau neigeux pendant plusieurs jours pour se protéger du froid. »

Petite pause à proximité d’une bergerie en ruine. Valérie Pineau est venue de Nantes, où elle est agent chez GRT Gaz. Son mari et son fils sont accros au ski, mais elle glisse en murmurant qu’elle préfère les raquettes entre copines. « Ce que j’adore, c’est de me retrouver en pleine nature, écouter, découvrir la montagne plus lentement, en prenant le temps d’apprendre des tas de choses. C’est à la fois sportif, intellectuel et contemplatif. Tout en marchant, on regarde le paysage, on apprend des choses sur la culture de la vallée, la faune, la flore, l’Histoire. C’est passionnant ! »

Valérie Pineau et son amie © Noémie Coppin

Valérie Pineau et son amie. © Noémie Coppin/CCAS

Justement, le guide lance un quizz sur les quatre stars de la faune locale. Et vous, saurez-vous y répondre ?

  • Je fais la roue, je suis très coloré, à partir du mois de mai, je parade et je peux me battre pour conquérir ma femelle… Je suis
  • L’été, je plane au dessus des Pyrénées, mon envergure peut atteindre les 2,70 mètres. Je guette les moutons victimes d’intempéries, de chutes, de maladies… Je suis
  • Je ressemble à un chamois, mais je n’en suis pas un ! Je suis le symbole du Parc National des Pyrénées… Je suis
  • A la fin du mois de septembre, je creuse un terrier de 10 mètres, et je tapisse ma couche d’herbes hautes. Je vais y rester tout l’hiver, en baissant mon rythme cardiaque à moins de dix pulsations/minute. Au printemps, j’aurai perdu 50% de ma masse corporelle… Je suis

Après un bon dénivelé de 300 mètres, le groupe est comme sur le toit du monde. Et il faut songer à redescendre. « Pour descendre, la technique, c’est face à la pente, zéro virage. Il faut être en appui sur les talons et faire de petites enjambées dynamiques en levant bien les genoux. » Aussitôt dit, aussitôt fait. Même pas froid aux yeux, le groupe dévale joyeusement le flanc de la montagne.

Laurence Magni © Noémie Coppin

Laurence Magni. © Noémie Coppin/CCAS

Laurence Magni a un sourire jusqu’aux oreilles. Elle est venue de Bourgueil, en Indre et Loire, où elle travaille en gestion du contrat de travail à la centrale nucléaire de Chinon. Elle est surprise : « Je n’ai pas l’habitude de ce genre de dénivelé. D’habitude, quand je fais des raquettes, on suit un sentier relativement plat. Du coup aujourd’hui, la vue est superbe, et puis la descente c’est rigolo, il faut juste bien lever les genoux et c’est dans la poche ! »

Isabelle Trogno © Noémie coppin

Isabelle Trogno. © Noémie Coppin/CCAS

Il est l’heure de se déchausser et de ranger le matériel. Epouse d’agent DTG, Isabelle Trogno est une habituée. Cette année comme depuis 5 ans, elle est venue de Corrèze pour les vacances avec son mari et ses deux enfants. « J’ai un peu peur du ski, mais les raquettes c’est le bon compromis pour profiter du plein air en altitude, du panorama, et pour me vider la tête. C’est accessible à tous, chacun peut avancer à son rythme. Entre les raquettes et les jets massants de la piscine, je passe d’excellentes vacances !”
Découvrez Luz-saint-Sauveur

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