
Plus de 70 bénéficiaires de plusieurs CMCAS ont concouru lors du 4 832 équipes, soit 14 496 joueurs, ont fait le déplacement à la 65e édition du Mondial « La Marseillaise » à pétanque, début juillet 2026. ©Éric Raz/CCAS
Le chant emblématique des fées du sud, un soleil en grande forme, une touche de « parler du coin’g », un léger parfum d’iode… Pas de doute, nous sommes bien à Marseille ! Le « tac » retentissant dans une allée ombragée et les applaudissements qui lui succèdent nous en disent un peu plus sur le contexte. Bienvenue à la 65e édition du Mondial « La Marseillaise » à pétanque.
Loin d’être uniquement une affaire de sport, la pétanque se vit ici comme une expérience : les boules, c’est du sérieux ! L’événement, qui se tient au cœur du parc Borély, sur les bords de la Méditerranée, permet de réunir un public extrêmement diversifié, de l’expert bien équipé au non-pratiquant, supporter de toujours.
Sachez-le, personne n’est mis sur le carreau. 4 832 équipes, soit 14 496 joueurs, ont fait le déplacement à la 65e édition du Mondial « La Marseillaise » à pétanque. Ceux qui se rendent dans la cité phocéenne pour la première fois y entrent par la grande porte !
Une compétition à l’intérieur de la compétition
Des activités et un séjour tout trouvés pour la CMCAS Marseille. Si celle-ci a toujours pris en charge les inscriptions de ses bénéficiaires au plus grand concours international de pétanque au monde, cette année, c’est Solimut qui les a financées sur le concours officiel pour l’ensemble des agent·es (toutes CMCAS confondues).
La CCAS s’est occupée de l’entrée au concours des CSE, créé en 2025 par la CPMM (Coopérative de presse et de messagerie méditerranéenne). Sortir du cadre de la compétition pour la faire vivre autrement : une initiative suivie par 72 bénéficiaires des Activités Sociales (de la Côte d’Opale à Narbonne) qui tâteront le terrain toute la journée du samedi.
L’attrait de la compétition au service de la coconstruction
Comme souvent à la CCAS, avant de mouiller le tee-shirt, il est aussi question de s’activer les méninges et, pour cela, on ne pouvait trouver meilleure temporalité. Pour célébrer les 80 ans des Activités Sociales, Solimut, la CPMM et bien sûr la CMCAS Marseille et sa présidente, Elsa Chailan, avaient vu les choses en grand pour la soirée du vendredi soir, veille de compétition.
Si les petits fours et mignardises habillaient de manière gourmande le buffet, l’estrade, elle, accueillait quatre invités pour un débat de haute volée. Un moment fort, chargé de sens et salué par des bénéficiaires étonnés et ravis par la qualité des idées. Avant de tirer, il faut savoir pointer, un mantra richement illustré.

Anthony Juan (président de la CCAS), Fabrice Coudour (secrétaire général de la FNME) et Bernard Fontana (président-directeur général d’EDF) étaient venus échanger sur la pérennité des Activités Sociales, sous la houlette de Léo Purguette (journaliste, président et directeur éditorial de « La Marseillaise »). ©Éric Raz/CCAS
« C’est mon premier Mondial et, je l’avoue, je suis avant tout venue pour le débat »
Fatima Darwano, bénéficiaire de la CMCAS Marseille, témoigne : « C’est mon premier Mondial et, je l’avoue, je suis avant tout venue pour le débat de ce soir. C’est un ami qui m’en a parlé. Nous sommes vraiment surpris dans le bon sens par le nombre de sujets abordés. Le temps convivial à la suite nous a permis de nous retrouver entre collègues et de nous rencontrer entre électriciens et gaziers. Une initiative à reproduire pour l’année prochaine… »
« Comment demain, pourrons-nous oeuvrer à nos intérêts communs ? »

Elsa Chailan, présidente de la CMCAS Marseille et Anthony Juan, président de la CCAS. ©Éric Raz/CCAS
Anthony Juan, président de la CCAS, résume : « Le débat de ce soir nous permet de profiter de différentes synergies. L’objectif est de redevenir ce que doit être le CE de l’énergie. Comment demain, sans oppositions, mais autour d’idées, nous pourrons oeuvrer à nos intérêts communs, quelle que soit la structure. Pour cela, commençons par nous inspirer des anciens, qui, il y a 90 ans, lançaient les congés payés sur fond de bruits de bottes. La situation d’aujourd’hui est-elle si différente ? À chacun d’y répondre. Mais si eux ont pu le faire, alors nous aussi. Au-delà même d’être un droit, c’est un devoir de tout mettre en œuvre pour continuer de construire ensemble. »
« Nous savons que nous disposons d’un trésor national »
Guillaume Pascal, élu de la CMCAS Marseille (administrateur CFDT)
« Le Mondial, j’y viens depuis six ans mais en tant que supporter. Non, tous les Marseillais ne savent pas jouer à la pétanque, un mythe s’effondre ! J’étais également curieux d’assister au débat et je dois dire que je ne suis pas déçu. Même si nous ne sommes pas toujours d’accord sur la forme, nous le sommes sur le fond et nos camarades ont très bien porté nos Activités Sociales. Nous savons que nous disposons d’un trésor national, il faut en avoir conscience. »
Des triplettes de la France entière
Samedi 4 juillet, le jour se lève sur le Mondial des CSE Idélia.
9 heures : les équipes bordent le cadre (en championnat le terrain est de 4 mètres de large sur 15 mètres de longueur), le cercle est placé et le cochonnet enserré, prêt à être expédié. 3, 2, 1… 51 ! C’est parti !
Et pour cela, on peut compter sur la motivation des 24 équipes de trois bénéficiaires des Activités Sociales. Les manches se jouent au chrono de 40 minutes ou à 13 points (coïncidence ?). Cette compétition, c’est avant tout aller à la rencontre des 60 autres CSE présents. Ça maugrée à la sauce Pagnol dès que l’on parle score et ça se réconcilie en parlant des acquis (sociaux, cette fois-ci).
« La Bourgogne est bien représentée avec trois équipes »
Kevin Huet, bénéficiaire de la CMCAS Bourgogne, témoigne : « Nous sommes arrivés hier soir pour participer au Mondial des CSE. La Bourgogne est bien représentée avec trois équipes. Tous les midis, nous jouons entre collègues. Nous sommes prêts, même si nous avons déjà perdu une manche. Après, nous restons bons joueurs : dans tous les cas, nous reviendrons. »
Un débat sur les congés payés

Au pupitre : Virginie Akliouat (FSU), Anthony Juan (CCAS), Arnaud Hennebert (CCGPF), Doric Curto (Imestia) et Sophie Binet (secrétaire générale de la CGT). ©Éric Raz/CCAS
À midi, la pause s’impose et il est temps de jeter un coup d’œil sur les résultats. Fanny ne fait pas partie de l’équation, mais la victoire non plus. Un partout, la balle au centre, diront certains. À table, on garde son équipe sous le coude tout en se liant volontiers avec son voisin ou sa voisine. Marseille vient ainsi rencontrer Grenoble via l’entreprise Avery Dennison (fabricant mondial de produits auto-adhésifs, de matériel de bureau et de divers produits en papier).
13 h 45, après avoir rempli les panses, il est temps de s’occuper encore une fois des cortex (finalement bien sollicités en ce week-end de festivités). Nouveau débat, cette fois, sur les 90 ans des congés payés. Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, résume : « Notre idée, c’est d’esquisser des pistes de réflexion conjointes afin de garantir le droit à l’émancipation pour toutes et tous. »
16 heures, la compétition reprend. C’est l’équipe des Chantiers navals de la Ciotat qui l’emporte. Les deux dernières équipes de nos Activités Sociales encore en lice auront atteint, quant à elles, les demi-finales.
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